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Mot-est-criLa liberté est dans le geste : écrire. Emprisonnés même, on peut encore écrire sur les murs, faire signe de liberté. |
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Il arrive qu'un homme invente un pays"Quand le dernier arbre sera mort, quand la dernière rivière sera
empoisonnée, quand le dernier poisson aura été péché, alors
réaliserons-nous que nous ne pouvons pas manger les billets de banque." Tout le monde l'a quittée. Partis. Tous. Le soleil avait promis son éternité mais le peuple a déserté. Lorsque la foule a délaissé les rives de la ville qui tourne le dos à la mer, nous avons choisi de flirter avec les Saintes. Nous allés au bout du monde, nous avons cherché la paix, tenté de retrouver cette barque sans voile ni rames, chassée de Palestine après la mort du Christ, qui accosta le rivage Camarguais. Sur le Delta du Rhône, entre la Mer et les Lacs, sur “l’Oppidum Râ”, nous sommes allés prier la vie. Partager l'Art de Vivre. Sara était là, partout, jusqu'à nous emplir de cette joie d'enfant, cette joie si simple qui sait envahir l'humain lorsqu'il est ailleurs. Le soleil ne nous avait pas abandonné. Rien, ni personne. Et son symbole égyptien vint à notre rencontre, le flamant rose, symbole vivant du Dieu Soleil Râ. Et les flamants ont dansé autour de nous, jouant avec les couleurs. Ils sont blancs, noirs, de toutes les couleurs; je suis rose, rouge, verte, nous sommes colorés, bariolés, humains aux tons pittoresques, à l'allure pigmentée, aux nuances lumineuses : pleins d' éclat, pleins de vie ! Adieu LucienJ'avais déjà vu tes yeux pétillants mais lorsque tu prononças leur nom, ton regard s'alluma, ardent, comme éclairé d'une vision :
tes yeux surplombaient cet archipel rocheux flottant sur l'eau.
Je ne voyait rien... et pourtant, dans tes yeux se reflétait l'image de ces Îles au large d'Oran.
Habibas.
Le mot fut lancé; largué telles les amarres que tu aimais observer, lestes, pour te permettre de poser le pied sur cette île vivante, vibrante.
Je ne voyais rien et tu as pourtant réussi à nous faire rêver.
Trois syllabes chantantes,
HABIBAS, un langage comme enfantin, qui te ramenait justement à cette tendre enfance,
et qui balbutiait en toi chaque fois que les îles algériennes venaient te bercer.
Havre ou refuge, ces îles colorées t'ennivraient encore des années après...
comme tu ennivrais, Lucien, ceux qui t'aimaient.
Tu savais peindre ton monde de couleurs ocres de ton île courant d'air,
de couleurs bleues, depuis ton étendue de terre...
Tu interrogeais l'horizon...
Elèves-toi désormais
Voles, voles, dans ton espace aérien, vent en poupe,
Envoles-toi Lucien, rejoins les mystères de l'absolu.
Nous Ici-bas, nous continuerons le Théâtre de la Vie.
Nous resterons patients, Adieu Docteur.
Adieu Lucien.
N & M
Voilà , c'est finiCet immeuble large et grand, le plus beau dans cette cité des vents, c'est le mien. Mais pas seulement.
Imposant, rectangle.
Beau parce qu'immense et central. Noble.
Blanc aux balcons roses. Le balcon fleuri obsédait mes yeux. Le lierre grimpait chez Naïma, chez Hamida et les fourmis venaient jouer avec moi les jours d'été.
Le balcon berçait mes envies, une fenêtre sur la vie.
Loin devant.
Dans la cité des vents, mon immeuble aux 8 escaliers, dominait en largeur ma Place, aussi large qu'elle le pouvait, elle s'étalait et chaque recoin me contait son histoire. Ses grands pots de fleurs accueillaient nos hésitations alors que ses bancs blancs nous proposaient leurs confidences. Les Yuccas.
Dans cet immeuble, une porte, juste elle, verte puis bleue. Entrée sur le bonheur.
Mon immeuble de la cité des vents tient debout avec ses grands bras. Il est majestueux, digne. Il nous faisait rêver autant qu'il nous sécurisait.
Mon bâtiment est comme un paquebot, aménagé pour le transport des passagers.
Navire de nos vies flottant, à vapeur, à voiles parfois, ou encore à moteur... voguant au gré de l'enfance ou de l'adolescence, jusqu'à ce que....
Ils ont décidé.
Pour des routes, ils disent.
Pour les messieurs qui veulent vider, aérer, et honorer le bitume.
Ils ont décidé.
Moi, pour tout dire, je n'ai pas réalisé. Rien. un jour. Lointain le jour.
Ils ont décidé et je n'ai pas voulu comprendre.
Ils vont tuer mes souvenirs, mettre fin à mes voeux d'enfant. Détruire.
Mon bâtiment, dans ma cité des vents aux mille Moulins m'a accueillie dès mon premier jour de vie.
Mon bâtiment blanc, majestueux, m'a transporté au fil du temps.
Un jour, je l'ai quitté mon bâtiment, mais j'y reviens, souvent, le visiter, le remercier.
Il est là, majestueux... mais plus pour longtemps.
Ravissement de l'ÂmeUne sorte de langueur étrange molle et balancée
Inonde son être
A la nonchalance a succédé l'indolence
Errer çà et là sans surveillance...
Elle s'est laissée prise par le vertige,
un égarement qui, trop vite, a laissé la place
à l'exaltation
Jeu continuel
Se laisser succomber, ne plus rien maîtriser, ne surtout rien réprimer
Et se laisser bercer par ce je , balance entre apaisement et effervescence.
Se Soumettre à Soi
A n'y plus rien comprendre !
Elle s'est abandonnée à l'existence
Avidité ingénue, Passion ardente
Quand enfin la placidité a refait surface.
R i e n .
L'avènement pacifique de ses émotions
l'ont alors fragilisée.
Frêle être Fugace
Je m'échappe, je m'enfuit,
je divague, délire extrême !
Démence.
Halo de LumièreHalo de lumière qui me rend la vue trouble, je vascille et tombe au combat.
Je lâche les armes et m'abandonne.
Soupirail
Tu es ma lucarne quand la lumière s'éteint.
Et je cède à la bataille de mon espace intérieur,
Je me noie dans tes yeux, regard pénétrant qui me déshabille.
Le duel s'arrête alors, quand se soulève mon coeur
qui bat, se bat, tu m'abats.
Je me débats dans ce corps à corps avec moi même
Une lutte intemporelle entre ma tête et mon coeur
Mais l'envie de capituler m'envahit.
Non !
Eloignes-toi, va-t-en, je fuis de toi;
Exil.
ShéhrzadOn lui parle comme à une fleur, avec délicatesse... ou alors on ne lui parle pas.
Transparente parfois, ou désirée souvent. Trop de tout cela à la fois.
Elle s'efface pour laisser la place; elle se cache pour passer inaperçue.
Tendrement, les yeux baissés.
Elle ravale un rire pour laisser juste la place à son sourire,
regard fuyant mais épiant l'autre derrière les tissus colorés.
De noire vêtue, elle accompagne sa robe sombre de couleurs vives,
attirant ces regards qu'elle souhaite pourtant éviter.
Sa démarche nonchalante laisse deviner ses formes rondes
et
son odeur laisse place à un nuage de volupté.
Elle n'a pas peur.
Elle rêve.
Elle n'attend rien mais son imagination, pourtant, imite le soleil, joue à cache-cache, brille et s'éteint, au gré des humeurs.
Elle sait épier, connait les regards ambiés, aux aguets des sons et des odeurs.
Elle perçoit le moindre bruit et se l'arrache, l'adopte, le façonne et l'avale.
Bonté des mots qui deviennent images, aidant son imagination espiègle.
Car elle devine l'ambre mélangée au musc.
Elle pressent les gestes.
Elle démêle les paroles
Ainsi elle épie les soupirs, les pas, les effluves...
l'Espérance!
Elle est digne.
Elle est beauté, parce que femme.
KarnakLoin de tout, je touche le plus profond de mon âme.
Mes yeux balbutient en épiant cette montagne, je me perds dans les entrailles de cet écrin d'ocre. Mon âme flotte près de moi, autour de moi. Elle danse. L'air chaud et doux m'appelle, m'enveloppe. Nos corps se frôlent, s'entrelacent pour se faire jouir de plaisir et nous ne sommes plus qu'un dans cette atmosphère : nous ne sentons plus nos corps.
Nos yeux s'égarent, se cherchent, regards profonds aux couleurs ocres. J'hume des senteurs inconnues et les effluves des épices me transportent : je vole !
Le Nil vient me chatouiller les yeux; le bonheur m'envahit, l'air chaud et sec, mêlé à cette brise fluviale, vient me draper telle la soie qui caresse la peau. Douceur de vivre! Cette boule dans ma gorge ressemble à de la joie... mais c'est un trop-plein de sérenité.
Je marche enfin dans ce temple, ma quête. Je déambule dans le temple d'Amon et m'égare aux abords du premier pylône pour me heurter à Ramsès, gardien de mes rêves enfouis. J'entre. J'entre enfin. Là. J'entre impuissante devant l'oeuvre. A me rendre folle. La folie s'empare de moi. je m'effondre devant ces colonnes.
Je tourne, je tournoie, je lève la tête, mes yeux s'engouffrent. J'ai mal. Je deviens folle. Elle m'envahit, l'émotion. La folie, aidée par le soleil, me pousse un peu plus à admirer l'oeuvre de Séthi et de Ramsès. Champollion avait donc raison... "L'imagination s'arrête et tombe, impuissante..."
J'avance pourtant. J'avance partout. Les larmes surgissent et je chante enfin, comme un appel à la prière, je pleure enfin pour réaliser que cette odeur de musc, omniprésente, envoutante, est devenue le symbole d'un fantasme devenu ...
PénombreInconscience des impressions
Souvenirs disparus, dates perdues, envolée la mémoire de mon histoire
Combien j'aimerais la douce souvenance des traits sublimes de ce passé !
La tentative des réminiscences obscurcit mes sensations.
Confusion troublante et vagues confessions oppressantes
m'envahissent.
FoLiE
Enfouies les images de moi, comme estompées
Je divague, oh j'imagine la frénésie de mes adorations
Ivresse fOlle !
Je me délecte des possibles, me réjouis des probables,
Mais même les apparences me bafouent
Seules les ombres anciennes me pleurent
Pardon, j'ai tout oublié.
Cérémonieالأتاي
Trois petits tours pour dire mon amitié,
le premier est amer comme la vie,
le second doux comme l'amour
et mon dernier est suave comme la mort.
Fume fume le liquide brûlant et je déverse mon âme dans ces verres de vérité.
Mousse mousse l'écume quand les feuilles de menthe baignent l'eau frémissante!
La menthe à l'eau sucrée frétille dans son berred
Raffinement du partage pour honorer le brassage des cultures.
Et que dure le plaisir siroté!
نورة Fenêtre AilleursIndéfini, l'Ailleurs; dans un autre passage, dans un ciel aérien pour mieux se regarder peut-être.
L'Ailleurs comme un autre soupir pour un état d'être différent,
oubliant que l'être est unique.
Tenter d'être, peut-être quelqu'un d'autre. Un autre, un ailleurs.
Mais l'Indéfini n'est pas ailleurs, il est soi. Parce qu'unique. Etre.
Etre au dehors, dehors de soi, autre part à l'extérieur de soi,
mais être absolument.
Respirer l'au-dehors, l'Ailleurs, cet autre lieu que l'on ne connait pas,
aspirer son air.
Mais que des peut-être jamais sûrs, des possibles pleins de doutes, des environs sceptiques
qui dansent en dépit des apparences incertaines.
Des espaces qui tourbillonnent, des autours sans atours, des repères confondus, perdus.
Ailleurs.
نورة Fenêtre sur champSentir cette odeur d'été et me sentir légère, voyageuse, aventurière.
Champ de lavande, d'abord gris lavandé, puis parfois bleuté, bleu mauve pour un parfum intense, enivrant.
Champ de lavande pour s'évader. Rêvasser avec un brin violet à la main.
Et je n'ai plus envie penser, je suis pleine de projets, de surprises, de rêves.
Epis de ma Méditerranée à l'arôme envoûtant qui me racontent la saison chaude... après les sèves montantes.
Embaumée, mon atmosphère de Liberté.
نورة
Lève-toiréveil douloureux j'ai pensé à ces maux ces scènes ces endroits ces images qui m'envahissent
réveil apaisé j'ai balayé ces images néfastes pour regarder devant moi en moi pas tout droit
réveil heureux je me suis levée ai cherché en moi au fond une image pas amusante juste apaisante
réveil seulement un réveil jamais commun pas toujours serein
lève toi et marche pas si simple coeur endormi
encore des pourquoi pourquoi le sommeil petite mort et parfois jouissance d'oublier
encore des images mots idées comme des cris silencieux
encore moi avec mes instants de magie noire ou blanche
encore encore encore la vie encore
lève toi et marche puissance des mots sans vide
mots heureux
encore des mots modelés mots-de-lait
encore des mots modestes mots-d'est
encore des mots mollement mots-le-ment mots-ment
encore des mots moqueurs mot-coeurs
encore des mots et caetera sans signes sans séparation
lève toi un pas devant à côté pas derrière l'autre
InfinitifSentir sous mes pas cette terre dont le ciel m'échappe
Humer avec ivresse les effluves du printemps
Ecouter les chants pour m'imprégner de notes pures
Entendre les mélodies de l'air épicé et romancé
Goûter les fruits précoces et se délecter des premiers grains
Savourer mon atmosphère de liberté
Observer les cieux et tenter d'atteindre ses couleurs
Regarder et voir enfin l'éclat du Soleil
Effleurer la vie, du bout des lèvres
Toucher du doigt la félicité
Jouir
Du bonheur d'être vivant
A flotsElle est bordée de ses rives douces
ou encore de ses rivages salés.
Elle est incolore mais aime le bleu,
couleur fondamentale se déclinant du noir bleuté au cyan lumineux...
en passant par le gris argenté.
Elle compose l'homme et en cela, porte tous les visages :
destructrice ou purificatrice, source de vie, guérisseuse et protectrice.
Elle.
Des fleuves d'exil et de tristesse se jettent dans les mers des passions agitées.
Les étangs dormants font le lit du ruisseau de larmes quand la rivière glacée se console dans le lac calme, immobile, limpide, tranquille, transparent, pur.
Etendue, vaste Océan de plaisir ou de douleur, Elle est le berceau vivant, réconfortant des troubles du coeur.
Effervescente ou bouillonnante, Elle sait éteindre le feu des esprits tumultueux.
Soif d'Eau enfin pour animer le désir innocent, étrange... ingénu.
Le moine et l'eau bleu (Delorme) L'épreuve du miroirIl est faux ce moi qui ne m'appartient pas. Nullement moi!
Paire de reflets impalbables, joueuses divisibles et acharnées,
Je m'abime dans les fonds de moi; elle rit quand on me regarde.
Sourire enchanteur pour une âme en détresse...
Double sens sur ma route et je cours pour me rattraper. Mais qui ? Moi?
Je cours, je suffoque et me retrouve, réservée quand elle rit aux éclats!
Elle ronge mon coeur et j'arpente les rives de son corps.
Je me perds en Elle.
Elle se joue de Moi.
La richesse de ses artifices me couvre d'infamie.
Mépris et admiration.
J'implore ta grâce, je te supplie...
Je tire ma révérance
![]() Le fou de la reineElle est accordée comme un don.
Sacrifice ou cadeau mais abandonnée à elle même.
Talent habile, elle danse les valses cachées, elle swingue, empreinte de sensualité.
Elle remue le ventre pour un air d'orient et l'émoi s'empare de moi.
Empreintes des danses, samba de mes cadences, classiques transes de l'artiste!
Sors de moi, Disgrâce, et va-ten jeter tes maladresses ailleurs!
... Pendant que je la supplie de m'habiter, délicate élégance.
Elle bouge les épaules d'avant en arrière, buste froid, droit
Divine finesse!
Elle me rend fou, elle m'aliène par sa beauté.
Je me lamente Oh! comme j'ai mal !
Je pleure d'Elle, l'insaisissable, j'en devient vulnérable...
Quand soudain mon corps s'enflamme !
Feu de Dieu, elle me regarde !
Moi, le fou, l'aliéné.
Moi le Laid.
Sève tueuseLiquide de vie symbole de Force, elle est aussi l'élan vital, l'essence.
Elle monte, mmmonte et déborde, brûlante énergie créatrice, folle !
Folie sucrée poussée par un bouillonnement engorgé en son sein,
Sueur des pores comme pour transpirer ce coeur qui bat en furie,
FOliE.
Egarement des sens, trouble des songes, déraison universelle
Elle est nutrition du corps incandescent.
Quintessance du désir, son jus est siroté tel le suc nourricier des Dieux.
Ah ! Nourriture laiteuse! Oh élixir délicieux! tentation de la volupté...
Nature pécheresse irrésistible,
Sève
Peine perdueLarmes piquantes qui roucoulent dans la gorge pour éviter l'explosion des pleurs.
A quand remontent ces flots jaillis?
Ce sont les enfants qui sanglotent de douleur,
mais toi, être raisonnable, pourquoi pleures-tu?
Dis, d'où viennent-elles ces émotions mouillées?
Ce goutte à goutte m'est inexplicable. Il monte du plus profond de ton sein.
Il monte et s'arrête à la gorge. Il serre et t'empêche presque de respirer. Ronces piquantes!
Si tu parles tu pleures, alors tu te tais...
mais jaillit alors l'écoulement lacrymal, plus discret, plus doux, mais qui fait encore plus mal.
Goût acerbe des maux!
Boire une autre eau qui effacerait les perles bloquées du gosier,
vite, vite, essuyer le mal. Réprouver leur âpreté.
Mais l'eau est là. Ventre tordu de ViDE.
Si tu n'exploses pas en pleurs, tu meurs.
Tu ne pleux plus étouffer ces sanglots : ce gémissement sourd rend ton visage ruisselant d'une pluie maudite.
Amertume, maladie des sensations, rancoeur échec ou désillusion,
tes larmes sont aigre-douces.
Car elles peinent
...
inondation.
Cri d'ÂmeIls lui ont constuit sa cage de silences.
Une prison pas tout à fait dorée. Elle s'est construit un monde, douceur de l'âme pour continuer d'avancer.
De vivre.
Bonté des Dieux qui lui ont offert sa beauté, beLLe à en mourir. Destin.
Chamboulée sa vie, détourné le destin.
Voyage.
Sa Liberté d'Elle, elle voulait la conquérir, en secret.
Dire. Comprends-tu? Avouer.
Tout.
Les mots sont sortis d'Elle, de ses entrailles.
Ils sont montés en elle et ont dansé autour de lui.
Les mots d'Elle. Lui, RiEn.
Ses secrets. Intimités des joies, des fautes.
Expiées.
Confessions incontrôlées pour un bonheur latent. Elle l'attendait.
Quelle joie enfin de détruire ses silences écrasant!
Que les confidences sont douces quand la prière au monde n'était que supplice!
Imploration d'elle, à lui, à Eux. Offerte.
Lui est resté Patience, absorbant ses mots, à Elle, ses secrets divins et sataniques.
Il a tout écouté, rien reconnu mais a exaucé ses voeux de piété, en a fait sa religion.
Syngué Sabour?
UtopieHistoire d'un mouvement brusque d'une trajectoire directrice, ample.
Phénomène extraordinaire de possibles,
Transformations profondes pour une évolution bouleversante!
Renversement soudain en état d'effervescence,
Oh quelle exaltation délicieuse !
J'aperçevrai alors l'Espoir, je crierai alors les Idées et j'accomplirai un Rêve!
Je connaitrai l'avant-goût d'un songe...
Rêver un impossible rêve... RéVoLuTiOn !SempiternelleQuel étrange mot qui tourne!
Me fait penser aux manèges déroutants, à des histoires d'enfant.
Se répète, répète incessant. Tourne, s'en retourne et fait des cabrioles.
Pirouette, galipette,
Petit air comme ritournelle
Jeux d'enfants à cloche-pieds, comme au jeu de la marelle.
Mouvements maladroits, tête en arrière et rires aux éclats
De risettes en fou-rires, mot fastoche pour toujours!
Quoi?! Lassant?
Enfance incessante, moues puériles, raisons frivoles, Enfantillages!
Hmmm l"insouciance !
Légèreté de l'âme pour une enfance éternelle
Sempiternelle
Comme une évidenceDéterminée à peindre son imagination, ses désirs se feront plaisirs.
Voeux ardents sans convoitise mais désir presque violent dans un élan de feu !
Vouloir! presque exiger ! Bouillonnement des plaisirs, Félicité céleste!
Alors brûlent les ombres qui dansaient en elle
pour faire tanguer le feu lustral de ses envies...
Envies pures ou charnelles, qu'importe!
A souhaits et sans mélange, nullement asservie!
Gouverner son âme et élire habilement ses propres Libertés : les AiMeR.
C'est son Pouvoir, sa Force, son Empire bâti de Vérité!
Plus encore son devoir d'être.
Bonheur Eternel dans l'Être Suprême
Sans augure puisque délibéré.
Pour Mary, Mary ou Mary M, mary !
Bonheur : faire ce que l'on veut et vouloir ce que l'on fait ! Emprisonnée LibreSa nature essentielle est d'Elle. Cachée. Tapie en elle.
Il ne reste rien : il reste tout en elle.
Profonde et impénétrable, sa vie intérieure est
la réjouissance vivante de son être.
Être qui déchante quand son âme la distance, s'éloigne... indiscrétion.
Retenus, mesurés, les mots sont choisis, confidents, mystérieux même.
Parfois silencieux, pacte d'or avec elle-même.
Délicate intimité des sensations! Sentiments tus. Cris avalés. Frissons engloutis.
Supporter la souffrance ou encore retenir ses joies?
Retenir tout son être, pourquoi?
Accepter.
Sans mot dire, sans nul murmure, sens absorbés.
En elle.
Ne rien révéler, Âme damnée d'elle-même, dévouée.
Combattre, lutter, affronter ses propres coïncidences
pour se confondre exactement.
Elle s'appartient, Libre?
Rendez-vous manqué-Six lettres dont - deux silencieuses-
- Il n'est pas beau, il n'a pas une belle voix, et ne chante pas -
-Je l'ai rencontré il y a longtemps... ce soir encore... mais je ne croit pas en lui-
-Il passe son temps à attendre la chance et ça n'est pas une coïncidence -
-Mais si d'aventure vous le croisez,dites-vous bien : il n'est pas un coup du sort!-
- Il demeure en la tribulation et la douleur, embarque dans le temps et l'espace -
-Imprévisible, certes, mais sans ordre ni méthode. Il erre et ne prévoit rien-
-Il joue de nous et prend prétexte du destin, compagnon d'infortune! -
-Il a pour origine les risques et le danger et même les jeux de dés! -
-Il feigne habilement, il trompe et provoque les accidents-
-Fuyez! fuyez! il est vicissitude. Il n'est pas!-
- il s'appelle -
Hasard. Parfum de ToiHumer ce matin une odeur agréable et pénétrante...
Mémoire de rien.
Une odeur nouvelle me pénètre et se mélange en moi...
Monte, traîne et m'ennivre.
Une évocation touchante habite tous mes sens quand soudain j'e m'aperçois :
j' aime.
Eveille en moi une émotion inconnue, une vibration de moi,
j'hume et ressens, mes mains tremblent et mon coeur palpite.
Cette atmosphère était délicate, elle est devenue suave.
J'ai la tête... implosion!
Essence capiteuse et discrète qui me donne l'envie d'être unique.
La seule. Seule à goûter cette fragrance douce...
mais quelle puissance!
Je ne vois plus rien et n'entend plus que l'évocation délicate et indéfinissable
du tourbillon qui danse, jouit, huRLe!
C'est un extrait de délicieux,
une eau dont je me délecte,
un avant-goût exquis qui me rend frêle, me rend faible.
Parfum de Toi.
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